La section trek nous attend, nous quittons le village direction les sommets. Nous partons sur un bon rythme, chargés de baudriers car les ateliers cordes viendront pigmenter la section. Nous montons droit dans la pente, serpentant dans la broussaille, cherchant difficilement un cheminement nous permettant de rejoindre une crête. Je transpire des seaux d'eau, j'ai du mal dans cette montée directe crapahutant les rochers, la végétation, mes bâtons me gênent plus qu'ils m'aident.Enfin, la crête, nous suivons une petite sente, puis nous alignons les km en direction des ateliers de cordes. Je suis entrain de m'endormir, il fait jour mais ma vision se trouble et je commence à tituber, mélangeant des images du réel avec les rêves. Je dois faire une micro sieste de 5 minutes. Je m'allonge sans enlever mon sac à dos. 5 minutes plus tard, je me suis refais "la cerise" et je peux reprendre un rythme correcte. Nous arrivons dans un canyon et trouvons un petit chemin qui nous conduit aux 70m de descente en rappel.
Je croyais qu'après le rappel, il ne restait plus grand chose avant la remontée de corde. Rien du tout, il nous faut remonter le canyon, par des rochers, et escalader une crête peu sécurisée (photo, Yo en action).Il fait très humide et nous manquons une nouvelle fois d'eau. La sente est difficile, parfois boueuse (boue noire), Den's nous fait une belle chute sur 5 mètres.
C'est usant, fatiguant et à la tombée de la nuit, nous arrivons enfin au départ de la remontée de corde de 40m.
Exercice périlleux, technique, nous enchaînons tous les 4 cette remontée de corde au jumard avant de pointer enfin la fin de la section. Notre assistance n'a pas le droit d'être sur ce CP.On achète de suite de l'eau, puis nous pouvons dormir 2h45, soldant ainsi nos 8h de sommeil imposés.
Je prépare vite fait mon emplacement pour dormir, non loin de Yo. Et que voit on à côté de mon sac à dos qui doit me servir d'oreiller?????
Un scorpion noir, pas très grand ni très gros, mais un scorpion. Je suis mort de fatigue, je regarde à nouveau, il a disparu, je ne m'en fais pas, la sommeil m'emporte en 2 secondes...
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Après 2 heures d'attente sous le soleil, le départ est donné en plein désert. 28km de dunes et sables à parcourir en direction du premier changement de section.

Je crève à 500m de l'arrivée, ouf! Nous retrouvons notre assistance, qui commence également à être épuisée par les voyages en 4x4, les chargements et déchargements, et le manque de sommeil...
Que le voyage fût long pour arriver à l'aéroport de Fortaleza en passant par Lisbone, mais ce n'était rien par rapport à ce qui nous attendait. Nous prenons pas moins de 3 taxis pour nous rendre avec nos bagages à l'hôtel. 5 étages à monter et surtout ne pas sortir car ça craint au niveau de la sécurité (des new zélandais ont été coursés en voulant essayer leurs vélos). La nuit ressemble à un remake des "bronzés font du ski" puisque dans la chambre voisine, nous entendrons quelques gémissements orgasmiques d'un couple à priori inspiré.
Nous sommes tous épatés par ce superbe village de Jéricoacoara, pas de routes mais des pistes de sable entre les maisons. Nous profitons de l'avant course pour siroter une pignacolada faite maison, des langoustes,... La belle vie quoi!
Nous ne serons pas dans le même hôtel (Mosquito) que les autres équipes, mais nous ne regrettons pas ce choix, car nous sommes installés dans une superbe pousada en compagnie notamment des argentins (
Nous sommes situés à 100m de la grande tente de l'organisation. Nous assistons à la cérémonie d'ouverture un peu longue, on se couche tard et le lendemain on découvre notre véhicule et notre chauffeur, Divoni.
On doit tout faire rentrer dans un 4x4 pickup??? Optimisation, gestion de l'espace, on fait pour le mieux et nous souhaitons bon courage à Marion et Mélissa pour les nombreux chargements et déchargements qu'elles auront à faire tout au long du raid.
Divoni fait donc parti des brésiliens retenus par l'organisation pour conduire leur propre 4x4. Divoni et très sympa, pas très vif mais il va se prendre rapidement au jeu, et aider comme il peut nos deux gazelles françaises.


Après "The RAID" Québec 2006, une nouvelle aventure se termine cette fois si au Brésil, avec une nouvelle place de finisher. Franchir la ligne d'arrivée, quelque soit sa place est déjà une énorme satisfaction du fait de la difficulté extrême de ce genre d'épreuve.