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Loloraidoutdoor

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Aventures

Publié le par lolo
Publié dans : #MDS 2010

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Nuit difficile, je n'arrête pas de tourner, virer. J'ouvre les yeux et vois les étoiles? En effet, je me retrouve à côté de la tente, dehors? Etonnant!!!

L'étape du jour s'annonce roulante et donc pas trop à mon avantage. Mais on verra bien vu qu'hier, j'étais devenu immortel, un highlander, rien ne pouvait m'arriver, on va voir si aujourd'hui ma tête va rester sur mon corps. 

Départ utra rapide de Didi, la gazelle marocaine qui veut certainement attaquer d'entrée Monica. Je tente de suivre ce rythme endiablé mais doit me contraindre à laisser partir la rose des Sables. Je n'ai pas les jambes d'hier, ça c'est sur? Mais bon, je tiens bon car je sais qu'une montée ensablée nous attend, montée = marche rapide pour Lolo et donc récupération. Je reviens sur Didi dans la montée et la dépasse. Puis, alors que j'arrive au sommet, j'entend des rugissements. Je me retourne et vois Didi scotchée entrain de vomir. Les docs descendent du sommet pour s'occuper la gazelle qui malheureusement rendra les armes sur cette étapes.

Je me refais un peu la cerise sur la montée et la descente, avant d'arriver dans le chaudron, la traversée du Lac asséché Ma' der El Kebir. C'est comme si vous mettez Lolo sur le barbec... Waouh, ça chauffe, c'est plat et c'est roulant. Je reviens sur un allemand. C'est sympa, le germanique me parle régulièrement sauf que je ne comprend rien à l'allemand moi. Du coup je simule la compréhension faisant des signes de la main et de la tête. Mais dès que je regarde cette ligne droite interminable, je vois dans ma têtes des petits poulets grillés entrain de courir. Un homme marche, j'arrive à sa hauteur et vois Lorenzo trincherie, 6ème l'année dernière, il est cuit complet et abandonnera à l'arrivée.

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On arrive enfin au bout de ce lac, pour enchaîner sur des dunettes éparses, je commence à avoir des fourmillements au bout des doigts. Certains me diront que ça correspond aux symptômes de l'alcoolisme sauf que je n'ai pas trouvé de bières liophylisées, du coup c'est autre chose : hypo, désydratation un peu des deux je pense mais je ne suis pas doc moi. J'arrive au dernier CP pas frais du tout, Véro m'encourage mais constate que je ne suis pas en super forme. Elle m'annonce que l'américain et complet à la ramasse aussi, cette étape fait très mal. Je termine comme je peux les 5 derniers km, mélange de terra battue, dunes et arrive enfin. Khier, mon compagnon de tente me rejoint et termine avec moi, il est en super forme et confirme à l'arrivée que je suis tout blanc.

Pas grave, ces 40km sont terminés, ouf! Comme beaucoup, cette étape ne restera pas dans nos mémoires, mais faut passer par là, donc pas le choix alors autant serrer les dents.

A l'arrivée je suis bien cuit et met un buff mouillé sur ma caboche, j'ai pris un petit coup de chaud je pense...

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Et demain, et demain, et oui demain, c'est l'ETAPE : 82,2km.... La fameuse, la mythique, l'effrayante, c'est là que tout se joue. Récupération, réhydratation. Je suis dans les 50 premiers (26ème) du coup demain, c'est départ à midi avec les 50 et les 5 premières femmes, n'est pas Laurence?

Communiqué de Presse Organisation :

""Les meilleurs arrivent au bivouac à la mi journée, avec des visages parfois très marqués par l’effort, alors derrière, loin derrière parfois, cette étape prend des allures de véritable calvaire.
Au kilomètre 22,6, sur le lac asséché Ma’der El Kerbir, la chaleur arrive à la fois du ciel, mais aussi d’en dessous, de la réverbération sur le sol d’une blancheur immaculée. Les coureurs cherchent l’air, avec l’impression plus que désagréable de courir dans un véritable four. Et ce n’est pas la forêt clairsemée de calotropis (petits arbres sub-sahariens) qui apporte la moindre once d’ombre.

L’ensemble du parcours du jour est ainsi un véritable bras de fer avec sa propre volonté pour chacun des marathoniens des sables, et seule la vue du Marabout Sidi Ali Bou Moussa, moins de deux kilomètres avant l’arrivée est un signe d’une prochaine libération.""

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Véro 26/04/2010 07:23



... Je me souviens tb de cette étape !! Récit fidèle à mes propres impressions/ressentis au bord de la "piste" !...
Donc Bravo aussi pour tes talents de reporter !


 



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