Dimanche 26 août 2007
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09:50
Le gros objectif perso de la saison s'achève de la plus décevante des manières puis que j'ai du stopper l'aventure au bout du 107ème km. Pourtant, tout était bien parti : Le départ fût soutenu mais
contrôlé, j'ai laissé parti Yves Masson car son rythle était trop rapide pour moi (il terminera 16ème respect). Dès que je me suis retrouvé à côté de Karine Herry, mon but était de rester à son
contact, soit légèrement devant, soit derrière. Jim et Pascalou reviennent sur moi, et c'est avec Jim (qui terminera 29ème,Super classe) que je poursuitsla route jusqu'à Courmayeur. Bilan,
nous sommes passés de la place 175 à 61 à Courmayeur.
Bon rythme, et je me sentais pas mal à part des spasmes au niveau du ventre. En arrivant au 76ème km, je vois mon pote et coach de la course Thierry et je lui dis, c'st bizarre j'ai un gros "point"
au niveau du foie. 15 minutes d'arrêt, je me change et j'ai du mal à manger les pasta italiennes. Sur la première partie de course, j'ai beaucoup bu et je m'alimentais régulièrement.
Je pars avec Gibaud et d'autres et la patate est à nouveau là, au bout de 400m de déniv + en montant Bertonne, "Pan" je me chope une sorte d'hypo foudroyante"?? Je ne comprend pas bien et me dis
que ça va passer. jemange je bois mais ça ne passe pas du tout. Je passe Bertonne dans un état pas terrible et j'ai du mal à rejoindre Bonati où se trouve Mimi. Elle me dit "j'ai failli pas te
reconnaître tellement tu as l'air déchiré" (mon visage devait faire ressortir ce que je ressentai au plus profond de moi). Plus de 2h30 que je suis dans cet état, je mange, je bois, je me
pose 2 minutes, rien n'y fait. Descente sur Arnuva, moi qui descend relativement bien, j'ai du mal et l'envie de vomir est présente. Ravitaillement et direction le Col ferret : l'enfer total,
les cuisses me brûlent mon coeur s'emballe, je transpire à flots et je rampe. Je bascule, j'ai mal au ventre et je n'arrive pas à courrir.
Je marche donc jusqu'à la Fouly. Thierry qui vient à ma rencontre me trouve pâle avec une mine défaite. Tant bien que mal, je rejoins le ravito en titubant. je m'assois, mes jambes ne me tiennent
plus et ma tête tourne. Prise de tension à 10, 0,8gr de glycémie, repos obligatoire. Je n'arrive rien à avaler, j'ai l'impression que mon estomac est au niveau de ma gorge. Le médecin me donne un
cachet à glisser sous la lange. Au bout de quelques minutes, enfin, je vomis..... entre 2 et 3 litres de liquides. Bilan, mes spasmes au ventre, la fatigue, et autres éléments ont bloqué le système
digestif. Du coup, on estime à 6h, le temps que mon estomac n'a pas distribué nourriture et eau à mon corps : Hypoglycémie importante et déshydratation. Je me repose 1h, tension toujours à 10 et
toujours nauséeux. Je bois 1/2 verre de thé sucré et me rendord 1h, ça va un peu mieux, les couleurs reviennent sur mon visage. 3h de repos avant de pouvoir enchainer 2 verres de thé sucré. 1/2h
après je peux avaler un laitage. Je suis complètement crâmé, mal à la tête, les yeux vitreux (comme une grosse cuite). Bilan, pas raisonable de repartir, il reste encore 60km. Je prend la
décision d'arrêter, seul, conforté par le staff médical et Thierry. L'auto destrcution ce n'est pas mon truc.
Je suis bien évidemment très déçu,mais c'est comme ça, les aléas de la course extrême. L'Ultra c'est le gestion des défaillances, mais je n'ai pas pu gérer celle là....
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